Le wargaming n’est pas un jeu de rôle habillé en militaire. C’est un instrument d’anticipation.

Le wargaming n'est pas un jeu de rôle habillé en militaire. C'est un instrument d'anticipation.

Le wargaming n’est pas un jeu de rôle habillé en militaire. C’est un instrument d’anticipation.
J’ai pu mesurer la densité des profils, civils et militaires, novices et experts, professionnels et étudiants, français et étrangers réunis autour d’une même question centrale : comment simuler la décision sous incertitude pour mieux préparer l’action réelle ?
Trois observations de praticien et d’ancien officier :
1️⃣ Le wargaming est un révélateur de modèles mentaux. En jouant, les participants exposent leurs hypothèses implicites : sur le comportement des acteurs adverses, sur les points de bascule, sur ce qu’ils croyaient acquis.
2️⃣ La richesse vient de l’asymétrie des profils. Les meilleures parties ne sont pas celles où tout le monde « sait jouer », ce sont celles où le novice challenge l’expert, où le décideur civil déstabilise le planificateur militaire. L’hétérogénéité produit de la surprise stratégique.
3️⃣ La dimension internationale n’est pas un détail. Que cette première édition rassemble des participants de plusieurs pays signale quelque chose : le wargaming redevient un langage partagé dans un moment où la réflexion sur la guerre, la dissuasion et la coopération n’a jamais été aussi urgente.

Petit clin d’oeil, car j’ai eu le plaisir d’être accueilli par ma fille Margot Giron en stage à Académie de défense de l’École militaire.
J’étais également accompagné par mon fils Benjamin Giron, UX & game designer, dont l’éclairage professionnel sur les projets présentés a considérablement enrichi ma lecture de l’événement. Un dialogue entre prospective et design de jeu qui m’a rappelé à quel point ces deux disciplines partagent une même finalité : modéliser des mondes pour mieux décider dans le nôtre.

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